Nit loca en Barna

mars 14, 2011 § Poster un commentaire

Un appartement du Carmel, ni vieux, ni neuf, avec ce faux parquet façon année 60 (ambiance digne du Marseille de la French Connection). Dans cet appart’ sans fenêtre, la lumière de la rue n’arrive pas dans cet appart’ étroit, même pas au coin de ce couloir qui pour seul lumière, a une lampe suspendu au dessus de la table ou ils discutent.

Il discute avec son nouveau pote chilien. Ils sont dans un appart’, petit, étroit, attablé à une table qui fait le coin d’un couloir en angle droit. Ils parlent de se casser d’ici, trouver un autre appart’.

Ils ont rendez-vous demain pour visiter 2 viviendas. Il sort, et en passant dans le couloir, devant la cuisine, il passe devant la cuisine. La lumière blanche du néon est éclairé, il susprend une tête ébourriffée, d’une belle jeune brune aux cheveux longs et ondulés. Elle le suit fixement du regard, d’un moitié charmeur, moitié insultant. Elle les a surprit, en train de discuter. Elle se doutait qu’après avoir volé l’argent du loyer, certains de ses collocataires voudraient partir. Mais elle a rage qui ne lui ai rien dit Elle se croyait amie de ses collocs. Elle regarde, dédaigneuse, ce mec qui pousse son colloc’, le chilien, à partir. elle l’a mauvaise, mais le cache sous un sourire distant mais seduisant… vénéneuse et névrotique.

Ils n’échangent pas une parole, il se rend compte qu’elle les a surpris et ils se saluent à la dérobée. Il sort, referme la porte de l’appart’ et commence à descendre les escaliers froid, de carlage taché noir et blanc, sans style. éclairé au néon toujours. il entend alors une porte qui se rouvre et des pas nus précipités dans les escaliers. Ils le rattrape. C’est Alba, elle a changé d’expression, plus decidée, elle ne sait cependant toujours pas comme se comporter. elle le bouscule, le retourne:

« quien te has creido? pero tu quien cono te has creido? te crees mejor que yo? vienes aqui a robarme mis companeros de piso, mis amigos… »

Il lui fait maintenant face et luilance: « quieres decir… tu negocio! »

Elle lui lance « y tu jilipollas quien cono sabes? de que me conoces hijo de perra? te has creido el mas guaii… que te vas a llevarte a estos si que yo no diga nada! Son mis companeros de piso »

– « Yo no me llevo a nadie! »

– « Tu qué sabes de lo que paso? No engané a nadie, les propusé un alquiler, me dijeron si o no! punto! lo de q pague o no pague yo, es asunto mio y de nadie mas! jilipollas! »

Ils sont maintenant très proche l’un de l’autre, arrêtés dans l’escalier. Tout en l’agrippant fort, elle recule la tête d’un geste brusque, au même instant, il lève les mains pour la repousser, elle lui crache à la gueule, mais dans la bousculade une de ses mains vient s’éclater sur le visage de la belle brune qui vacille en arrière et tombe à la renverse.

Il se retourne et continue la descente tout en s’essuyant la figure. il arrive en bas et sort dans enfin dans la rue, avant que la porte de l’immeuble ne se referme il entend des vagues insultes venu des escaliers. Il sort rapidement, il met son casque sur les oreilles, branche la musique et commence à marcher vers le metro.

Il descend la colline à pic. En bas des escalators mécanique, au milieu du barrio, un groupe de jeunes « chulos » y « chulitas » gominés rigolent tranquillement en faisant tourner un petit joint. Il s’engouffre dans la bouche de metro, un groupe de trentenaire en habits de soirée boivent un coup et fument une clope en bas des marches de la bouche de métro, dans le métro… un vendredi soir à BCN, à 1h30…

le casque dans les oreilles, il est dans son film, le beat tape fort. Il revoit Alba, par terre, les cheveux en bataille, l’air abattue et seule… Il s’évade dans sa musique, concentré, quand sur le quai,  il est surprit par un vieux qui crie fort, un cri adressé à l’autre coté du quai, un petit groupe de pickpockets de l’Est redescendent aussi sec les escalators, bredouilles, mais pas très discrètement, malgré les efforts. Le temps de se retourner et le vieux a disparu, il a remonté les escaliers 4 à 4 pour aller secourir une vieille touriste qui a du maintenant arriver au haut de l’escalator.

Sur le quai, à coté de lui, deux pétasses maquillées comme des mecs, le regard noir, éteint et arrogant, le fixe sans le voir. un jeune, arrive les yeux vides et ses narrines sangs contrastent avec son tein blafard. style vaguement skateur, avec des nike violettes défaites, on le croirait sorti du lycée. Il voulait sortir ce soir, finalement il était resté chez un pote à jouer à la console et à taper des lignes de coke, il savait qu’il en avait trop pris et était parti précipitamment de chez son pote, paranoïaque.

Le métro arrive, tout le monde s’engouffre. Il se place au fond, quand il se retourne il se retrouve nez à nez face aux deux adolescentes et au jeune lycéen, chacun dans leur problème, mais pourtant très self conscious. La fébrilité du vendredi soir est palpable. il n’ose pas trop les regarder et pourtant son regard ne peut pas s’empecher de les scruter. Le beat résonne dans ses écouteurs… aussi précis qu’un métronome. la tête remue doucement, presque inconsciente, réagissant au beat du « HeadBanger ». Peu à peu les regards se font plus insistants, agressifs. Il commence à bouger, les pieds avancent, reculent, les mains s’animent.

Au fond du quai, il danse tout seul.

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